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Bonjour, bienvenue aux personnes sensées, soucieuses de comprendre ce phénomène de société: "le culte du tout sauvage". Culte qui nous conduit vers une société dans laquelle tout est planifié pour servir des lobbys dont le but est la stérilisation de nos vies par, entre autre, la perte de savoir faire ancestraux et sages, afin d'avoir la main mise sur l'indépendance des peuples.(ouragan)
Les véritables créateurs des parcs nationaux du monde ne sont pas les idéologues et les
évangélistes du mouvement écologiste, mais les peuples indigènes qui ont façonné leurs paysages
grâce à un savoir et une vision emmagasinés à travers d'innombrables générations. (Stephen Corry)


Mes articles sont régulièrement mis a jour, soit par l'actualité les concernant, soit pour en rectifier des erreurs (que vous pouvez me signaler). Ils évolueront donc dans le temps, jusqu'au jour ou une solution pérenne, pour la sauvegarde des ruraux qui vivent de et en accord avec la nature, soit adoptée par nos gouvernements

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mercredi 24 août 2016

LE LOUP EN FRANCE

L'Association Férus a publié un livret intitulé « le loup en France ». Bien que plus réservé que l'ensemble de ses publications sur le sujet, on constate toujours que férus et l'ensemble des associations de défense des grands prédateurs affirment des vérités qui sont issues de l'idéologie et non de la science ou de la réalité de terrain.
Numéroté de 1 à 15 et soulignées, les affirmations suivies des remarques par les acteurs de terrain qui vivent avec le loup, les scientifiques et les personnes qui travaillent sur le sujet.
Temps de lecture 7 mn


1- Le Loup gris (Canis lupus) a été absent du territoire national durant une soixantaine d’années.
La première observation d’individus authentifiée a été faite en novembre 1992 dans le Parc national du Mercantour.

-En 1946 : un louveteau est tué en Côte d’Or, un loup est tué à Dournazac (Haute-Vienne), un autre est tué dans le Vercors
-En 1947 : un loup est abattu dans la région de Dournazac (Haute-Vienne)
-En 1948 : le 9 mai, un loup est tué à Argentat (Limousin)
-En 1951 : un loup est tué en février à Grandieu (Lozère), un louveteau est tué vers Rocles (Lozère), un loup est tué à Favières (Meurthe et Moselle)
- En 1952 : un loup est tué en janvier à Vervins (Aisne), deux autres sont empoisonnés sur le cadavre de leur proie (poulain) à la Ribbeyre (Cantal), une dépouille de loup est examinée par l’école vétérinaire de Rumilly (Haute-Savoie), un loup est tué dans les Pyrénées Atlantiques
-En 1954 : un loup est tué près de Grenoble (Isère). La louve qui l’accompagnait ne peut être atteinte
-En 1960 : une louve est tuée dans la région d’Ussel en bordure du plateau de Millevaches
-En 1961 : un loup est tué en Lozère
-En 1962 : le 25 avril, un loup est tué au lieudit « les Vernes » en lisière du bois d’Aubrac (Lozère)
-En 1963 : un loup est tué en Meurthe et Moselle (il est présenté au journal télévisé), un autre est tué Rozières (Vosges)
-En 1965 : un loup est tué dans les Landes
-En 1968 : le 4 juin, un loup est tiré au Sens (Landes), le 5 juin, une louve est abattue dans le même secteur des Landes, un mâle est abattu près de Meaux (Seine et Marne)
-En 1971 : un loup mâle est tué sur l’Aubrac (Lozère)
-En 1972 : un loup est tué à Cramaille dans l’Aisne, un autre à Gesvres près de Meaux
-En 1974 : un loup est tué, le 30 août, à Férolles-Attigny (Seine et Marne)
-En 1977 : un loup est tué, le 20 juin, dans l’Aubrac sur la commune de Salces
-En 1980 : un loup est abattu en novembre dans les Pyrénées Ariégeoises
-En 1986 : un loup est tué mais sans précision de localité
-En 1987 : le 27 décembre, un loup est tué à Fontan dans les Alpes Maritimes
-En 1990 : un loup est tué dans le Jura.


2- il a recolonisé une grande partie des Alpes depuis l’Italie d’où il n’a jamais disparu.
En 1976 , on parlait de seulement 100 loups répartis dans le centre et le sud de l'Italie, surtout cantonné dans les Abruzzes. Dans le reste de l'Italie, les éleveurs et bergers ont appliqués les méthodes de gardiennage que nous appliquons en France. Pâturage de nuit par fortes chaleurs, peu de présence humaine et absence de chiens de protection, car absence de loup.
Interview du vieil Emilio en 2015: " nous voulons être comme nous étions avant avec nos bêtes dans les pâturages, sans enclos, sans rien. S'ils veulent des loups, qu’ils fassent des enclos pour les loups, ce n’est pas à nous de les faire pour nos bêtes !".cf LOUP, DOIT ON PRENDRE EXEMPLE SUR L'ITALIE?


3-A l’issue de l’hiver 2015, la population de loups en France est estimée à 282 individu. La rencontre avec des loups reste un événement rare :
Ce n'est pas ce que nous pouvons constater à travers les vidéos et photos qui apparaissent chaque semaine dans la presse. Surtout si l'on considère comme véridique le chiffre fantaisiste de 282 loups en 2015 pour 2440 constats et prés de 9000 victimes dans 33 départements. À titre de comparaison : 250 loups en 2011 pour 4913 victimes dans 13 départements!

4- En France, la peur du loup est ancrée dans la mémoire collective, ce qui n’est pas le cas dans d’autres pays.
Voici ce que dit Laurent Garde, écologue au CERPAM : « J’ai creusé dans les textes anciens qui ont été publié par de nombreux auteurs et j’ai fait une découverte surprenante, ou plutôt j’ai pu mettre en évidence ce que commencent à exprimer avec prudence nombre d’historiens et d’ethnologues. Avec prudence, tant ils ont conscience de ramer à contre-courant.
J’ai découvert que la peur du loup n’avait jamais existé dans les campagnes françaises. Et ce pour une raison simple : nos anciens, loin d’être des imbéciles, étaient des très bons observateurs de leur environnement, et ils savaient très bien que le loup, généralement, n’était pas un danger pour l’homme. On retrouve ce savoir tranquillement acquis dans tous les textes qui vont de la fin du Moyen-âge jusqu’à la fin du 19 ème siècle et qui restituent directement les connaissances des ruraux. »

5- Ce prédateur opportuniste est capable de s’adapter à des situations très diverses, ce qui lui permet d’exploiter l’ensemble des populations d’ongulés d’une région.
Mais ce prédateur opportuniste peut se spécialiser sur une proie. Cette spécialisation est liée à plusieurs facteurs : le nombre d’individus de la meute, le chevauchement des habitats respectifs proie/prédateur, l’abondance et l’accessibilité des proies, la probabilité de rencontres avec la proie, la densité ou la biomasse relative d’une proie potentielle, la probabilité de succès de la chasse, le risque de blessure, la profitabilité de la proie, les conditions environnementales (tout ce qui caractérise l’élevage traditionnel à l'herbe ndlr). Cf site de l'état consacré aux loups


6- Le loup ajuste ses effectifs aux ressources disponibles et ne provoque jamais la disparition de ses proies.
Quid du mouflon, « nous avons constaté certaines années une absence quasi totale de survie des jeunes. Il est vrai que, d'un point de vue biologique, le mouflon est une espèce introduite et n'est pas très bien adaptée aux prédateurs. » Comme l'explique M. Benoît Lequette, chef du service scientifique du parc national du Mercantour .


7- Les loups n’ont pas été réintroduits, ils sont arrivés à la suite d’une recolonisation par étapes de l’Italie
Aujourd'hui cette affirmation n'a plus aucune raison d'être aussi catégorique. Le loup tué en 1987 dans le Mercantour est officiellement reconnu comme issu d'un élevage. En Italie, de nombreux loups ont été relâché à partir d'élevage. La convention de Berne recommande à l'Italie :
  • De faire respecter l’interdiction de posséder en captivité des individus de toute sous-espèce de Canis lupus et de les libérer dans la nature ; 
  •  De poursuivre et d’améliorer le programme de reproduction en captivité actuellement en cours ;
Franco Zunino, ancien conservateur du parc National du Grand Paradis,  naturaliste, défenseur du loup, président de l'Association Italienne pour le sauvage (A.I.W.), consultant UICN, affirme en 2010 : « les loups ne proviennent pas des Apennins mais des Alpes, c'est à dire de la souche à partir de laquelle la population s'est constituée après les libérations répétées faites sur le versant français... »
Puis en février 2014, il prévoit : « un jour ils s'en sortiront en reconnaissant la variété alpine comme une espèce à part (qui, comme par hasard, a déjà des caractéristiques comportementales et des phénotypes différents de ceux des Apennins, mais qui sont niés, pour éviter que ses origines françaises puissent être reconnues !).
Et ce qui devait arriver arriva : Le plan 2015 pour la sauvegarde du loup en Italie : « reconnaît implicitement que la population des Alpes Française, Suisse et Italienne se différencie de la population des Apennins. (p. 7) Elles n'ont aucune connectivité entre elles. (p.11). » cf Italie : Deux populations de loups distinctes, nouveau plan de gestion
Mais alors, d’où viennent les loups des Alpes?

8- Il y a environ 300 loups en France. Par comparaison, il y a 2000 loups en Espagne et 1000-1500 loups en Italie.
En Espagne et Italie il s'agit de chiffre officieux, aucun comptage n'est tenu. En France d'un chiffre officiel très contestable. Voir chapitre 3.


9- ..l’affluence de gibier ne permet pas d’éliminer totalement la prédation sur le cheptel domestique, notamment lorsqu’il est abondant…
Cette constatation rejoint donc la réalité de l'impossible cohabitation du loup et de l'élevage « Dans les zones ou évolueront les grands prédateurs, sont inclus les secteurs où doivent être établies de fortes restrictions à l’élevage, en accord avec les réalités locales, afin que l’élevage ne perturbe pas les carnivores. /…/ »cf Initiative pour la conservation des grands carnivores en Europe wwf, uicn, lcie.
« On en arrive à un tel point que les territoires où les troupeaux subissent le plus de pertes, dans le Mercantour et dans les Préalpes de Grasse notamment, sont aussi parmi les plus giboyeux de France. » Cf Laurent Garde cerpam.


10- ...ou mal gardé. ...la présence d’un berger est dissuasive.
« Les attaques se produisent de jour comme de nuit. La proportion d’attaques en pleine journée ne cesse de croître. Des attaques qui se produisent malgré la présence de bergers et de chiens de protection. » cf oncfs, ddt, dreal rhones alpes


11- la responsabilité du loup ne peut pas toujours être prononcée de façon certaine (les troupeaux ovins sont également victimes de chiens divagants).
« Les attaques sur le cheptel domestique constituent souvent un des premiers signes de présence du loup sur un nouveau secteur » : réf. Ministère de l’Environnement, projet Life Nature, « Conservation des grands carnivores, le Loup en France », rapport final 1997-1999 de mai 2000.
Dans le cadre de travaux menés pour mieux comprendre l'état de la prédation hors présence de loup, le (CERPAM), le (SIME-SUAMME), la (Enita Clermont, soutenue par l'INRA) et le (CRA) ont souhaité approfondir la question de la prédation due aux chiens divagants
« La fréquence d'attaques de chiens est en moyenne de 0.20, soit une attaque, pour un troupeau, tous les 5 ans. Ces attaques sont essentiellement diurnes et les chiens sont repérés dans près de 89% des cas. » DU NOUVEAU DANS "CHIENS ERRANTS OU LOUPS?"

12- Il existe des solutions éprouvées pour limiter l’impact du loup sur les troupeaux domestiques. De nouveaux moyens de protection sont progressivement mis en place tels que les foxlights et les turbo fladry. berger, aide-berger, chiens de protection (patous), parc de regroupement, éffaroucheurs…
Autant de contraintes qui feront disparaître à terme l'élevage extensif :
Pour que l'activité pastorale soit durable, il faut aussi assurer la vente, et le prix juste. Mais il faut surtout que l'élevage se fasse sans les contraintes insupportables liées aux prédateurs, dans le calme, la sérénité, le respect... Loin de l’agitation des chiens de protections qui nuisent à la tranquillité des animaux et posent des problèmes de cohabitation avec les usagers de la montagne. Sans les obligations d'aller et retour vers les parcs de nuits qui favorisent les maladies, la destruction de la flore et la pollution. Loin du stress des attaques qui gréve la qualité, nuit au développement, tarit les allaitantes, provoque des avortements, détruit les acquis génétiques, occasionne la dépression chez le berger, participe à l'abandon des terres, crée des conflits entre les citoyens et finit par éteindre la vie sociale dans nos campagnes…
Mais aussi, il faut que les apprentis sorciers défenseurs du loup, adeptes des fox lights ou autres gadgets tout aussi fantaisistes, redeviennent humbles et respectent l'avis de ceux qui sont les seuls à être confrontés à la prédation. LOUP, FOX LIGHT ET AUTRES ARTIFICES POUR PROTÉGER LE LOUP;


L'INRA, par l’intermédiaire d'un de ses directeurs de recherche, Michel Meuret,  vient de confirmer ce que des éleveurs avisés avaient déjà constaté et que d'autres soupçonnaient. Une association Italienne de défense du loup avait déjà pris en dérision les fox lights. LOUP, FALLAIT IL UN PREUVE DE L'IGNORANCE ET DE LA MANIPULATION DES DÉFENSEURS DU PRÉDATEUR?


13- On constate une diminution du nombre d’attaque




Fin 2011 = 250 loups dans 13 départements pour 4913 victimes 
Fin 2012 = 250 loups dans 15 départements pour 6021 victimes
2013 = 250 loups dans 22 départements pour 6195 victimes
2014 = 301 loups dans 31 départements pour 8226 victimes
2015 = 282 loups dans 33 départements pour plus de 9000 victimes



Une étude de terrain par le CERPAM estime que pour 2 victimes constatées, une 3eme n'est pas prise en compte (disparue, invérifiable…)

14- Le chien de protection. Sa corpulence et ses menaces suffisent généralement à détourner un chien, un loup, un lynx ou même un ours.
Pourtant avec plus de 2000 chiens de protection, chiffre en constante hausse dans les alpes en 2015, on y compte plus de 1690 attaques elles aussi en constante hausse. LOUP, POUR EN FINIR AVEC LES CONTREVÉRITÉS SUR LE PASTORALISME
On en arrive même à voir des chiens qui se soumettent à la meute de loups lorsque les attaques sont fréquentes.

15- FERUS œuvre dans le sens de la cohabitation, notamment dans le cadre de son action Pastoraloup.
Avec moins de 1 % du personnel affecté à la protection, et des éleveurs qui ne renouvellent pas les contrats, quelle est la légitimité de pastoraloup ?
  • Mieux qu'un long discours, voici le témoignage d'un bénévole qui est devenu éleveur : « passage de l'abstrait vers le concret » Extrait : Cette étudiante en biologie à Bordeaux a décidé de passer quelques temps sur les estives au titre d’éco volontaire du Groupe Loup France (aujourd’hui  FERUS). La problématique du loup l’intéresse ; elle veut comprendre et se rend donc sur le terrain avec la foi du charbonnier. Dix ans, ont passé : « Foin des utopies, des envolées pour une nature ensauvagée. « La vie ici est un enfer » lance t-elle, l’œil noir. « Je n’ai plus de vie de famille, nous sommes épuisés et je tremble chaque jour pour mes deux enfants que je ne peux tout de même empêcher de sortir de la maison. Financièrement, c’est la catastrophe.
  • Une autre vision de Pastoraloup : Pastoraloup, c'est quoi ? Prétendre que la majorité des attaques sont l’œuvre de chiens (cf déclaration du président de Férus dans Marianne 09/2103), mais proposer des protections contre les loups, n'y aurait il pas une incohérence?

mardi 23 août 2016

LOUP, AGIR POUR NE PLUS SUBIR

Union pour la Sauvegarde des activités Pastorales et

 Rurales


Rencontres du col du Glandon des 19-20 août 2016

Communiqué
Chronique d’un désastre annoncé : les maires refusent la fin programmée
du pastoralisme sur leurs territoires...

Un mot d’ordre : AGIR POUR NE PLUS SUBIR !

Le constat est toujours plus dramatique d’année en année

Pour la 3 ème année se tiennent les rencontres du Col du Glandon. Pour la 3 ème année, la
détresse des éleveurs face aux loups apparaît toujours plus prégnante. De nouveaux drames
surgissent : des agressions sur des personnes par des chiens de protection toujours plus
nombreux. Imposés par le loup, ces patous qui nous avaient été présentés comme la
solution à tous les problèmes, mettent en cause la sécurité publique des randonneurs
comme des villageois. Les éleveurs sous contrainte voient leur responsabilité civile et pénale
engagée devant les tribunaux. Loin de leur apporter quelque soulagement, de nouveaux
textes règlementaires veulent conditionner l’indemnisation des pertes dues aux loups à un
contrôle tatillon et inapplicable des moyens de protection engagés, attaque par attaque.
Dans le même temps, il importe de ne pas oublier ce que nous, maires dénoncions déjà il y a
deux ans, il y a un an : des attaques de loups toujours plus nombreuses surviennent sur des
troupeaux toujours mieux protégés. Les loups protégés changent de comportement,
s’adaptent, attaquent en plein jour jusqu’au plus proche des maisons. Les moyens de
protection ne les arrêtent plus. Les éleveurs sont à bout. Des jeunes renoncent à s’installer.
Les filières de proximité, fournissant des produits de qualité, sont mises en péril. Les
pâturages, les alpages et les paysages ruraux sont menacés par la fermeture des milieux. Les
maires de ces territoires, garants de la sécurité des biens et des personnes, sont totalement
démunis face à des risques croissants pour l’activité touristique comme pour la sécurité des
villageois.

Les loups sont protégés par la Convention de Berne et la Directive Habitat. Des dérogations à
la protection stricte du prédateur ne sont possibles « qu’à condition qu’il n’existe pas une
autre solution satisfaisante ». Il faut donc attendre d’avoir tout essayé, il faut donc attendre
que tout ait échoué avant d’engager dans des conditions limitées des tirs de prélèvement.
C’est programmer dans les textes la faillite d’une « cohabitation » pourtant revendiquée.
Nous réfutons le prétendu modèle italien et nous refusons l’avenir que la réalité italienne
dessine pour les Alpes et la France. Dans les Abruzzes toujours cités en exemple, la
transhumance a disparu, l’élevage ovin s’effondre. Seuls y résistent les plus gros troupeaux
conduits par des bergers "extracommunautaires" aux conditions de travail difficilement
tolérables. Il est temps de tirer les conclusions qui s’imposent : les acteurs de la ruralité ne
peuvent subir toujours plus de contraintes face à un loup surprotégé ; la priorité donnée au
prédateur doit être remise en cause.

Des actions fortes sont plus nécessaires que jamais pour traduire cette volonté
politique. C’est aux pouvoirs publics d’obtenir dans les plus brefs délais le
déclassement du Canis lupus des textes qui le protègent en France ou en Europe. Le
contrôle des populations de loups doit devenir une priorité et les moyens
réglementaires et techniques nécessaires doivent être mis en œuvre. En accord
avec les associations et syndicats présents aux rencontres du Glandon,
représentant les éleveurs et bergers salariés, l’USAPR déclenchera tous les leviers
possibles pour que soient prises en urgence les décisions indispensables et
formulera en ce sens, très rapidement, des propositions concrètes aux pouvoirs
publics.


USAPR – Mairie – Chef lieu – 73130 Saint Colomban des Villards

usaprfrance@gmail.com – Coordination Cathy DAVOINE 15818430

vendredi 5 août 2016

LOUP, POUR EN FINIR AVEC LA PRESSION 1ére Journée 19 aout

« Le territoire, le pastoralisme, l’élevage, les loups et
l’Europe»
à Saint Etienne de Cuines
Vendredi 19 août à 14h



ATTENTION 

Cette réunion de vendredi n'est accessible que sur invitation. Pour plus d'infos, contacter le 0615818430 ou usaprfrance@gmail.com

PROGRAMME
Accueil & Présentation de « l’Union pour la Sauvegarde des Activités Pastorales et Rurales »
Les activités pastorales : levier de bonne santé des territoires
Mr Bruno CARAGUEL, président de l’Association Française de Pastoralisme & coordinateur de la Fédération des Alpages de l’Isère

Les loups fragilisent les équilibres locaux
Témoignages de maires des territoires soumis à la prédation
Etat des lieux sur le front de la prédation avec les services de l’état

« Les mesures de protection des troupeaux dévaluées en peu d’années face à des loups intelligents et
adaptables »
Michel MEURET & Marc VINCENT - INRA
« La responsabilité juridique des territoires face aux chiens de protection »
Mme GEYMOND, substitut du procureur de Dijon
Quels sont les documents européens qui régissent le loup ? Comment fonctionnent ils ?
Quelles sont les marges de manœuvre ? Mr Laurent GARDE, CERPAM

Comment est géré le loup chez nos voisins européens ? Laurent GARDE, CERPAM

Poser les bases d’une coopération territoriale, voire internationale afin d’être force de proposition

LOUP, POUR EN FINIR AVEC LA PRESSION 2eme journée 20 aout

« Les territoires, le pastoralisme, les activités rurales et les
loups : ne plus subir »
Col du Glandon, SAVOIE
Samedi 20 août à 14h
PROGRAMME
1. Accueil & Présentation de l’USAPR : Union pour la Sauvegarde des Activités Pastorales et Rurales
2. Synthèse et conclusions de la réunion : Le territoire, le pastoralisme, l’élevage, les loups et l’Europe. Laurent GARDE (CERPAM) & Bruno CARAGUEL (Fédération des alpages de l’Isère)
  • les activités pastorales : leviers de bonne santé des territoires
  • les mesures de protection des troupeaux dévaluées en peu d’années
  • la responsabilité juridique des élus et des acteurs de terrains face aux chiens de protection
  • les documents qui régissent les loups : Convention de Berne et Directive Habitats
Conférence courte : Dans plusieurs pays, seule une réciprocité d’actions permet de tenir les loups à distance Nicolas LESCUREUX (CNRS) & Michel MEURET (INRA)
3. Témoignages des acteurs de terrain : constat, actions, perspectives
  • Les associations de bergers
  • Les filières : ovine, bovine, caprine & équine
  • Les lieutenants de louveterie
  • Les chasseurs
  • Les professionnels du tourisme
4. Débat & Questions - réponses
Synthèse et harmonisation des actions pour plus d’efficacité
Mise en place de commissions de travail avec les acteurs de terrain

mercredi 3 août 2016

LOUP, FALLAIT IL UN PREUVE DE L'IGNORANCE ET DE LA MANIPULATION DES DÉFENSEURS DU PRÉDATEUR?

La grande majorité des associations de défense du loup et leurs militants sont toujours à l’affût des recettes miracles permettant au loup de pérenniser  sa présence, et aux bergers et aux éleveurs disciples de Saint Thomas de s'épuiser en appliquant les tactiques des apprentis sorciers.

Nous avions dénoncé dans un précédent article, LOUP, FOX LIGHT ET AUTRES ARTIFICES POUR PROTÉGER LE LOUP, l'inutilité des Fox Lights, ces fameuses lanternes révolutionnaires supposées mettre fin aux attaques des loups sur les troupeaux. Des arguments fallacieux accrédités par des preuves issues de l'imagination des fondamentalistes du tout sauvage, relayées avec ferveurs par la majorité des grandes associations et de leurs militants pas très regardants sur la réalité.

L'INRA, par l’intermédiaire d'un de ses directeur de recherche, Michel Meuret,  vient de confirmer ce que des éleveurs avisés avaient déjà constaté et que d'autres soupçonnaient.
Une association de défense du loup en Italie avait même ironisé face à l'argumentation des associations Française " On a souvent à apprendre des français, mais pas dans ce cas-là ! Ça serait super si on pouvait résoudre le conflit avec des lampes clignotantes, mais il n’en est rien ! Nos bergers utilisent des dispositifs similaires depuis des années, comme des feux clignotants routiers, mais il est assez facile à comprendre que les loups s’habituent vite aux lumières intermittentes…."

Quelles sont les conclusions des recherches de M. Meuret ? "Les Fox Lights n'ont aucune utilité avec les loups," (pas plus que les Ânes, ou les lama et autres gadgets proposés par des ignorants au service d'une idéologie; ndlr).

"Je ne dispose d'aucun témoignage qui pourrait suggérer que les fox lights serraient utiles pour les loups en France. Ils sont très peu utilisé ni pour les dingos, ni pour les renards et  sont considéré comme des outils à court terme car les prédateurs auxquels ils sont destiné finiront rapidement par les ignorer"
dixit Greg MIFSUD :expert national du plan de gestion des dingos et chiens ensauvagés en Australie.
http://www.invasiveanimals.com/research/phase1/goals/goal-1/1t2/
http://www.pestsmart.org.au/pest-animal-species/wild-dog/



 Lire l'article complet EN pdf   OU dans la France agricole.


Quelques articles édifiants sur les Fox Lights:


vendredi 8 juillet 2016

LOUP, CAP LOUP À L’APOGÉE DU CYNISME

Comme toujours, les associations réunies dans Cap loup nous montrent-elles l'ignorance qu'elles ont du sujet ou l’enfermement dans une idéologie sectaire? Aux lecteurs de choisir!

Cap loup : "C'est simplement une chasse aux loups. Comme au 19ème siècle."
Non : ce qui est comme au 19ème siècle, c'est la vie des bergers obligés de travailler 7 heures supplémentaires par jour, dont le tiers n'est reconnu ni socialement, ni financièrement!
Des bergers gratifiés de cabanes de 7 m² pour prendre leur repos, faire leur toilette, leur popote, recevoir leur famille....
Des bergers obligé de gérer le problème des chiens de protection avec les touristes.
Des bergers devenus les esclaves modernes servant à assouvir les fantasmes des écologistes fondamentalistes.


 Cap loup: "Pourtant, l'immense majorité des Français y est opposée" (ndlr : à la régulation des prédateurs).
La totalité des français qui sont pour le loup ne subissent aucune contrainte physique, morale, financière ou psychologique due à son retour.
Sans aller jusqu’à demander aux Français de vivre ce que nous imposent les écologistes, demandons-leur simplement de faire 1/2 heure de travail supplémentaire par jour non reconnue socialement et financièrement, tous les jours, y compris le dimanche et les jours fériés pour que la cohabitation puisse se faire. Ce jour-là, le loup aura bien du souci à se faire!

Cap loup : "Le massacre va donc recommencer. Ceci n'empêchera pas la prédation sur le bétail, car il n'y a pas d'amélioration de la protection des troupeaux"
Une attaque a eu lieu ces derniers jours sur la commune de Beuil. Un troupeau ovin, pourtant défendu par 10 chiens Patou, a été attaqué. Le berger n'a pu que constater que 2 brebis et l'un de ses chiens étaient morts (voir photo ci dessous).  L'année dernière (11 chiens de protection), le berger avait déjà subi une attaque, qui avait manqué de le tuer : il avait failli sauter d'une falaise avec plusieurs de ses brebis pendant une attaque de jour.

"Les troupeaux ne sont plus attaqués uniquement en période d’estive. La proportion d’attaques au printemps et en automne, voire même en hiver est en constante augmentation. Ces dernières années, des constats ont été réalisés onze mois sur douze, que ce soit sur des troupeaux gérés collectivement ou individuellement."

Chien mort au combat a Beuil 06



"Les attaques se produisent de jour comme de nuit. La proportion d’attaques en pleine journée ne cesse de croître. Des attaques qui se produisent malgré la présence de bergers et de chiens de protection."

"Malgré des montants alloués à la protection des troupeaux, il est indéniable de constater que le nombre d’attaques augmente chaque année, même si l’on peut imaginer que les pertes d’animaux seraient encore pire sans les mesures de protection." Source DDT, ONCFS, DREAL Rhône-Alpes

mercredi 6 juillet 2016

LOUP, QUAND LES ÉCOLOGISTES RETOURNENT SUR TERRE




 
La Confédération paysanne se bat pour une agriculture paysanne, face à une agriculture industrielle prédatrice pour les paysans, les territoires et l’environnement. Elle défend le droit pour les paysannes et paysans de chaque peuple à vivre de leur activité et selon leur culture.
Le constat de la cohabitation impossible entre loups et pastoralisme n’est pas issu d’une idéologie « anti-loup ». Il ne s’appuie pas sur une défense corporatiste mais repose sur l’expérience de paysans bienveillants envers la biodiversité. Cette position est issue de la pratique de paysannes et paysans qui ont, pour certains, passé plus de vingt ans à essayer de « s’adapter », en vain.

samedi 2 juillet 2016

LOUP, LES BERGERS ITALIENS À L'AGONIE

traduction par Marie Sabotier, "LE LOUP DES VOISINS"

"Ce matin, je suis allé voir mes chèvres en alpage à Perloz comme je le fais tous les jours. Elles se trouvaient dans un enclos électrifié mais quand je suis arrivé je n'ai trouvé que la carcasse d'une chevrette (née cet hiver en février) déchiquetée et à moitié dévorée (comme on voit sur les photos). Les autres chèvres, heureusement, avaient pu s'échapper et après des heures de recherche je les ai retrouvées à bien 4/5 km et visiblement épouvantées. Parmi les survivantes, deux avaient été blessées pendant l'attaque: l'une avait carrément un «trou» dans le ventre tandis que l'autre (une chevrette, elle aussi née en février) avait des morsures à la patte arrière gauche.
Après avoir contacté le Corpo forestale, un garde est venu constaté les faits et en a conclu qu'il s'agissait très probablement d'une attaque de loups (d'après ce qu'il a observé sur la carcasse), même si pour en être absolument certain il aurait fallu trouver des déjections du prédateur pour les analyser.
A vous de juger si tout cela est vraiment bon pour notre environnement et si l'élevage de montagne ne va pas être amené à disparaître."