BIENVENUE

Bonjour, bienvenue aux personnes sensées, soucieuses de comprendre ce phénomène de société: "le culte du tout sauvage". Culte qui nous conduit vers une société dans laquelle tout est planifié pour servir des lobbys dont le but est la stérilisation de nos vies par, entre autre, la perte de savoir faire ancestraux et sages, afin d'avoir la main mise sur l'indépendance des peuples.(ouragan)
Les véritables créateurs des parcs nationaux du monde ne sont pas les idéologues et les
évangélistes du mouvement écologiste, mais les peuples indigènes qui ont façonné leurs paysages
grâce à un savoir et une vision emmagasinés à travers d'innombrables générations. (Stephen Corry)


Mes articles sont régulièrement mis a jour, soit par l'actualité les concernant, soit pour en rectifier des erreurs (que vous pouvez me signaler). Ils évolueront donc dans le temps, jusqu'au jour ou une solution pérenne, pour la sauvegarde des ruraux qui vivent de et en accord avec la nature, soit adoptée par nos gouvernements

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jeudi 23 février 2017

LOUP, RENCONTRE PARLEMENTAIRE Communiqué de presse

Pierre Morel-A-L’Huissier
Député de la Lozère
Paris, jeudi 23 février 2017

COMMUNIQUE DE PRESSE

Journée parlementaire sur la prédation du loup le 22/02 à l’Assemblée Nationale :
 les 10 propositions concrètes adoptées

Sénateurs, députés européens, députés français, élus locaux, syndicats agricoles, éleveurs,
organismes agro-pastoraux ainsi que Commission Européenne, Ministères de l’Environnement et de
l’Agriculture, se sont réunis hier à l’Assemblée Nationale à l’invitation du député de la Lozère Pierre
Morel-A-L’Huissier.

L’ensemble des participants se sont montrés conscients de la problématique du loup en France, tout
particulièrement à l’égard du monde de l’élevage et de l’agro-pastoralisme.
Protection internationale et Plan National Loup ont été analysés à la fois par des responsables
agricoles mais également des avocats et magistrats.
« Au terme d’un débat fourni, il a été adopté un corpus (ensemble de documents utilisés pour une étude) de 10 mesures concrètes :

1. Définir un nouveau système de comptage des loups sur le territoire français, avec une
déclinaison territoriale par massif (examen d’excréments, analyse d’hurlements et création
de brigades de chiens pour identification de meutes)

2. Définir un cadre juridique adapté à l’agro-pastoralisme (code rural et code de
l’environnement)

3. Confier une mission d’analyse au CGEAR (Conseil Général de l’Alimentation, de l’Agriculture
et des Espaces Ruraux) sur l’efficience des mesures de protection imposées aux éleveurs,
d’un point de vue technique et financier

4. Définir la notion de « troupeau non protégeable » et en fixer le cadre juridique

5. Concernant le patou :

 analyser l’efficacité du patou par rapport à sa dangerosité et définir les responsabilités
encourues en cas d’accident causé par le patou
 mettre en place un régime de responsabilité sans faute de l’Etat sur les mesures de
protection de type patou
 définir une police administrative spéciale pour les maires en matière de mesures de
protection

6. Evaluer l’efficacité du Plan National Loup

7.Augmenter le quota de tirs de prélèvement dans les zones à récurrence avérée de
prédations (autorisation de tirs de prélèvement immédiate)

8.Revoir le dispositif d’indemnisation prévu par la circulaire du 27 juillet 2011 relative aux
dommages causés par le loup aux troupeaux domestiques

9.Créer un régime de responsabilité sans faute de l’Etat englobant toutes les problématiques
concernant les dommages causés par le loup

10.Appliquer le principe de précaution au monde de l’élevage et à l’agro-pastoralisme en
matière de prédation du loup.

Et de manière générale, il est nécessaire de :

Redéfinir le dispositif de protection de l’espèce canis lupus au niveau international et au
niveau communautaire

Intégrer la problématique du loup au sein du débat présidentiel », nous a déclaré Pierre
Morel-A-L’Huissier.


LE BILLET D'OURAGAN :
Merci à tous ceux qui se sont mobilisés pour essayer d'enrayer la disparition des structures agricoles gênantes pour l'ensauvagement de nos terres. Un ensauvagement programmé, dont la finalité servira encore et toujours ceux qui tirent les ficelles. Du sauvage contre le droit pour des multinationales de polluer et de bétonner en toute impunité. Mieux : des vautours transformés en Messie aux yeux de ceux qui pensent y trouver leur dernière chance de pouvoir  conserver les richesses et acquis sociaux que nous avons dérobé  par la force et la colonisation.

Ci dessous mon analyse sur les documents issus de cette rencontre et destinée à faire avancer le chmilblic:

1. Ne plus utiliser pour le comptage les agents assermentés de l'ONCFS dont la plupart sont membres des associations qui demandent la destruction des indices et dont le patron est lui même membre actif de l'Institut Européen pour la conservation des grands carnivore (LCIE)

2. Le cadre juridique du code rural existe et il est très clair : L'état s'attache a : alinéa 8 de l'article L113.1 : " Assurer la pérennité des exploitations agricoles et le maintien du pastoralisme, en particulier en protégeant les troupeaux des attaques du loup et de l'ours dans les territoires exposés à ce risque".
Mais aucun code rural ne peut aller à l'encontre des textes Européens.

5. Concernant le patou et tous les autres chiens ou animaux de protection, qui sont-ils ceux qui veulent nous imposer ça?

6.Evaluer l’inefficacité du Plan National Loup

8. Des indemnisation dont le but est d'acheter la paix sociale et d'enraciner les éleveurs et bergers dans le rôle des fumistes comme le dénoncent l’ensemble des  mouvements écologistes environnementaux. Une stigmatisation par les défenseurs du loup qui ne laisse aux ruraux d'autre choix que de vouloir la disparition des prédateurs et par voie de conséquences de ces indemnités jugées scandaleuses par les bien-pensants.

Et de manière générale : Quels seront les candidats à l’élection présidentielle qui accepteront de parler de la réalité du retour des grands prédateurs dans les zones d'élevage? Au risque de se mettre à dos la grande majorité des électeurs pour qui le retour du tout sauvage ressemble à l'absolution nécessaire à une bonne conscience citadine.

LOUP, LES PETITS GROUPUSCULES ÉCOLOGISTES SONT PRÊTS A TOUT POUR TOUCHER "LA MANNE DU LOUP"

LOUP, POURQUOI LE PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS RELAYE T-IL LA PROPAGANDE DES ENSAUVAGEURS?





vendredi 17 février 2017

LOUP, QUI SONT ILS CEUX QUI VEULENT NOUS IMPOSER ÇA?

Qui aurait pu imaginer que des bergers ayant choisi ce métier par amour de la nature et des animaux, dans le but de proposer des produits de qualité à leur semblable, puisse :

  • Se transformer en guerrier sur le qui vive 24h/24, 7j/7?
  • Devenir des chef de guerre à la tête de meutes de chiens de combat devenu incontrôlable après quelques affrontements sanglants? 
  • Appréhender la soumission des chiens aux prédateurs lorsque la pression devient insupportable? 
  • Rester sain d'esprit face à la continuelle pression des prédateurs qui guettent le moindre signe de faiblesse?
  • Endosser psychologiquement la responsabilité des animaux victimes?
  • Régulièrement achever ceux trop gravement blessés pour etre sauvés?
  • Gérer un troupeau devenu ingérable?
  • Culpabiliser et rendre des comptes à la justice pour chaque affrontements entre usagers de la montagne et chiens de protections devenu fou à force d'affrontements?
  • Ne plus pouvoir dormir sereinement, étreint par l'angoisse du moindre bruit ou du moindre aboiement?
  • Devenir armé pour espérer minimiser les dégâts tout en redoutant la possession de cette arme qui à tout instant peut se retourner contre le berger?
  • Perdre toute possibilité de vivre une vie sociale et familiale ordinaire?
  • Se surprendre à craindre de ne pas avoir la force de remettre ça l'année suivante?
  • ..........
QUI SONT ILS CEUX QUI NOUS IMPOSENT ÇA?


jeudi 16 février 2017

LOUP, LE JOUR OU LA DICTATURE VERTE PRENDRA LE POUVOIR...

La dictature écologiste vue par Férus: "La Lozère, avec ses 5000 km² de surface, est le département le moins peuplé de France". Il est aussi doté d'un parc national et bientôt de deux parcs naturels régionaux. Ce territoire ne pourrait-il pas être une terre expérimentale, un véritable laboratoire d'agro-écologie grandeur nature pour tenter cette réhabilitation du loup, en mettant tous les moyens en oeuvre pour une cohabitation pacifique réussie entre l'animal sauvage et l'élevage ?"

Rien de très surprenant lorsque l'on connait les acteurs de cette association 


LOUP, FERUS N'A PAS FROID AUX YEUX


Pour ceux qui ne subiront jamais l'ombre d'une contrainte physique, morale, financière ou psychologique, la rhétorique est facile . Férus : "Le loup est un animal qui accompagne l’homme depuis la nuit des temps"
Traduction : "Éleveurs et bergers et autres acteurs ruraux obscurantistes  (férus :il devient pour l’homme adulte objet de crainte...débrouillez vous avec la prédation , quitte à y laisser votre santé. Nous citadins éclairés (férus : ...il devient pour l’homme adulte objet de fascination.) nous voulons le loup chez vous afin de pouvoir etre pardonné de toutes les exactions polluantes et énergivorres commises sous prétexte de développement (aéroports, zones industrielles et commerciales, déforestations, betonisation à outrance...) ou de confort de vivre (terrains de foot, tennis..., piscines, patinoire..)

Férus : "Et en maintenant un état de veille permanent chez ses proies, il diminue la pression d’abroutissement favorisant en cela la régénération forestière mais aussi la production fourragère là où la présence en surnombre d’ongulés sauvages (mouflons ou cervidés) affecte la production de certaines parcelles en herbes ou en céréales."
Merci de nous laissez le choix de régler par nous même ce qui nous touche et nous concerne. Et merci de bien vouloir tenir compte de  l'autonomisation des éleveurs à travers le partage des connaissances et le respect de leur consentement préalable, libre et éclairé.

dimanche 12 février 2017

LOUP, DANS LES VOSGES COMME AILLEURS, rétrospective et synthèse du problème

"Après 80 ans d'absence, les loups sont revenus dans les Vosges où, comme dans les Alpes, l'été 2011 a été meurtrier. Plus de 2500 brebis sont mortes sous les crocs du prédateur, inscrit dans la liste des espèces protégées. Entre colère et dépit, les éleveurs se sont invités dans l'agenda de la ministre de l'Environnement de l'époque, Nathalie Kosciusko-Morizet." 

Il y a six ans, «Envoyé spécial» était parti à la rencontre d'éleveurs et de bergers contraints de réapprendre à cohabiter avec le loup. Depuis, certains y ont laissé leur vie de famille, d'autres le goût de leur métier.

Dans cette vidéo, vous apprendrez, entre autre,  comment sont indemniser les éleveurs, et vous comprendrez que l'on est loin de ce qu'affirment les écologistes considérant que nous sommes superbement indemnisé. Mais quoiqu'il en soit, si des écologistes seraient capables d'élever des animaux pour nourrir le loup, ce n'est absolument pas le cas des éleveurs que en acceptent les contraintes et les contradictions affectives et morales dans le but de proposer une alimentation saine dans le respect, la traçabilité, la proximité et la durabilité.

Vous apprendrez aussi que les écologistes mentent lorsqu’ils affirment que l'éleveur touche 80% de subvention pour les mesures de protection.  Exemple, pour l’achat d'un chien vous touchez 80% du plafond de 375€ soit 300€. Pour connaitre les prix de vente d'un chien de race sélectionnée, renseignez vous :

Vous y apprendrez aussi que les éleveurs ne sont pas les monstres sanguinaires décrit par les protecteurs du loup! 

Et surtout vous  apprendrez qu'aucun écologiste défenseur du loup n'accepterait de telles contraintes physiques, morales, financières ou psychologiques.

leveur


ASSOCIATION ÉLEVEURS ET BERGERS DU VERCORS : Assemblée Générale.

Association des Éleveurs et Bergers du Vercors Drôme-Isère


Alain BAUDOUIN Président
Mairie de COMBOVIN
26120 COMBOVIN 04 75 41 33 17
Secrétariat : annette.jouvent@wanadoo.fr

                                     Combovin le 10 Février 2017

Objet : Invitation à l’Assemblée Générale

Madame, Monsieur,
L’association tiendra son Assemblée Générale : Samedi 04 Mars à partir de 14 heures
Salle Communale 26300 ROCHEFORT SAMSON
0rdre du jour :
  • Bilan moral et d’activités
  • Bilan des actions menées en 2015 et bilan financier
  • Bilan en Drôme et en Isère, Bilan National
  • Echanges et questions diverses

Intervention de Patrice Marie et de Michel Revelin

Les défenseurs du loup à n'importe quel prix sont les seuls à faire des conférences dont la teneur idéologique participe à la désinformation. Une désinformation nécessaire pour entretenir l'image négative de l’élevage traditionnel dans nos montagnes : le pastoralisme plusieurs fois millénaire et grand pourvoyeur de biodiversité comme peuvent le constater tous les jours  ceux qui nous rende visite.

Patrice Marie est l’auteur de : « Le berger Jean Veymont Conteur indigné »

Michel Revelin est l’auteur de : « Connu comme le loup blanc, Inconnu comme le loup gris, Faut-il vraiment blanchir canis lupus ? »

Patrice avec son vécu, Michel à partir de ses recherches, souhaitent organiser des réunions d’information sur la réalité du loup en France.: Ils veulent exprimer le vécu des éleveurs et des bergers.

Durant cette Assemblée Générale, ils présenteront leur projet de conférence en guise de test et recueilleront vos suggestions et vos critiques afin d’améliorer leur travail. Ils ont besoin du regard des éleveurs. Ce sera pour nous l’occasion d’un débat et d'exprimer les difficultés que nous rencontrons sur le terrain et dans notre vie de tous les jours.

Il ne suffit pas de savoir que l'ultra-protection du loup est préjudiciable au pastoralisme, encore faut-il le faire savoir et donc le démontrer au public.

L’assemblée générale est ouverte à tous : parlez-en autour de vous.
Le Journal associatif « Les échos Pastoraux » vous sera remis au cours de l’A.G.
Dans l’attente de vous revoir, veuillez croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de nos sincères salutations.

Le Président Alain BAUDOUIN
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ADHESION 2017
Bulletin d’adhésion à renvoyer à JP TELLENE Morel 38680 PRESLES
Tél : 04 76 36 04 30
NOM ----------------------------------------------------Prénom------------------------------------------------------------------------
ADRESSE----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Téléphone-----------------------------------------Mél----------------------------------------------------------------------------------
Ci-joint un chèque de 15 euros, à l’ordre de l’Association des Éleveurs et Bergers du Vercors Drôme-Isère.

lundi 6 février 2017

LA VALLÉE DES LOUPS

Outre le fait que ce film est l'aboutissement d'un documentaire à la mode destiné à faire du fric sur le dos des ruraux qui subissent les fantasmes des culpabilisants en demande de rédemption, le pompon est atteint lorsque le réalisateur nous prodigue sa morale : "On est dans une civilisation qui a toujours voulu tout dominer et on se trouve aujourd'hui en conflit permanent avec le monde sauvage. Or, on est issu de cette nature et on en fait partie. On se doit, alors, de la respecter."

Traduction : ceux qui vivent dans la frénésie de nos sociétés -  bétonnage, stations de skis, piscines chauffées, patinoires refroidies, football innommable, voyages en avion sous n'importe quel prétexte, consommation à outrance de produit issus de pays esclavagistes et polluants... - Tous ceux là demandent aux petits éleveurs et bergers et aux ruraux respectueux de la nature d'accepter les contraintes physiques, morales, financières et psychologiques du retour du tout sauvage rédempteur pour se déculpabiliser.

Alors NON M. Bertrand, Le loup n'est ni "un stigmatiseur et un bouc-émissaire" comme vous l’affirmez. Le loup est tout simplement une arme pour l'ensauvegement et la désertification de nos zones rurales que nous avons su garder intactes. La finalité de la soif de sauvage de ceux qui sont les plus corrosifs pour la nature est tout simplement la main mise sur nos terres et la financiarisation de cette nature à des fins mercantiles ; et vous en êtes un des promoteurs.
 

LOUP, LA FACE CACHÉE DES DEFENSEURS DE LA NATURE


jeudi 2 février 2017

LOUP, LA FÉDÉRATION OVINE RÉAGIT

commentaire proposé par la FNO pour la consultation publique à propos de la régulation de la population des loups dans les zones d'élevage 


" Depuis les premiers cas de prédation du loup constatés sur les troupeaux domestiques en 1993, le nombre d’attaques et de victimes en France a augmenté en corrélation avec l’expansion du territoire occupé par le loup. Ce sont plus de 72 000 brebis qui ont péri sous les crocs de ce prédateur !

Aujourd’hui, une trentaine de départements sont touchés par le loup (contre 11 en 2009) et le nombre de victimes a plus que doublé depuis les années 2000 dépassant la barre des 2 000 attaques aux troupeaux et atteignant bientôt le record tragique des 10 000 animaux tués par an.
Cette situation est tout simplement intolérable et inhumaine pour les éleveurs et les familles touchés par ce fléau !

Aujourd’hui, le Ministère propose deux projets d’arrêté prévoyant chacun la destruction de 2 loups supplémentaires afin de permettre la protection des troupeaux pendant la montée en estive au printemps 2017 et d’assurer la défense des troupeaux qui restent en pâturage tout au long de l’année.

C’est un minimum ! Les éleveurs ne doivent plus vivre avec la peur au ventre de voir leurs animaux souffrir et se faire massacrer par des loups pour le simple prétexte qu’ils sont « protégés » et qu’ils participent au « maintien de la biodiversité ».
Les brebis participent bien plus au maintien de la biodiversité que ces prédateurs : en entretenant les paysages, les brebis permettent de préserver les prairies, véritables réservoir d’espèces ; elles luttent contre les incendies en débroussaillant et en maintenant des étendues dégagées qui servent de pare-feu et limitent les risques d’avalanche en montagne. En tuant des brebis, les loups tuent la biodiversité !

C’est pourquoi nous demandons aux Ministères concernés, en supplément de la mise en place de ces deux arrêtés, l’autorisation de prélever des meutes entières afin que la pression de prédation diminue et que les éleveurs puissent, enfin, exercer leur métier et leur passion dans des conditions décentes ! "


Des arguments concrets en opposition aux arguments affectifs des militants "pour le tout sauvage à n'importe quel prix" qui sont devenus le bras armé de ceux qu'ils sont censé combattre : 
LOUP, COMPRENDRE POURQUOI IL EST IMPORTANT QUE LES ÉLEVEURS DISPARAISSENT

LOUP, LA FACE CACHÉE DES DÉFENSEURS DE LA NATURE

dimanche 29 janvier 2017

QUAND LES LOUPS FRANCHISSENT LA LISIÈRE, ENQUÊTE DE L'INRA ET DU CERPAM

Quand les loups franchissent la lisière - Expériences d’éleveurs, chasseurs et autres résidents de Seyne-les-Alpes confrontés aux loups

Le département Sciences pour l’action et le développement de l’Inra (UMR Selmet, Montpellier) et le le CERPAM (Centre d’Etudes et de Réalisations Pastorales Alpes Méditerranée, Manosque) ont mené une enquête à Seyne-les-Alpes (Alpes de Haute Provence) sur les changements de comportement des loups vis-à-vis des humains et de leurs activités, et sur les risques, nouveaux ou croissants, de prédation des élevages de bovins. Cette enquête, réalisée à partir d’entretiens approfondis auprès d’une large gamme d’acteurs – éleveurs, chasseurs, randonneur ou intervenants du secteur – montre la richesse des témoignages locaux dont la fertilisation croisée avec les savoirs issus des observations et constats officiels d’experts serait profitable. Ce type de recherche, explorant les savoirs d’acteurs locaux, permet de proposer des pistes d’analyse pertinentes à une échelle plus globale, ce qui est nécessaire aux adaptations de politiques publiques.
Vache montagne. © Inra, M. Meuret
PUBLIÉ LE 27/01/2017

Des loups qui « s’habitueraient » à la présence des humains

À partir du 6 juin 2015, une vague médiatique fait suite aux déclarations d’un adolescent de 16 ans, fils d’éleveurs de bovins à Seyne-les-Alpes (04), affirmant s’être fait attaquer par des loups, de nuit et sur un pré jouxtant leur habitation. La mise en doute de ces déclarations, quasi-générale, est parfois allée jusqu’à traiter l’adolescent d’affabulateur et suspecter sa famille d’une manœuvre d’alerte au sujet des loups. Pour les auteurs, spécialistes des activités d’élevage confrontées aux loups, en France et ailleurs, ces déclarations indiscutablement originales n’étaient peut-être pas vraiment surprenantes. En effet, les prédateurs (ours, loups, tigres…) peuvent manifester une habituation, ou familiarisation, envers les humains, encouragée notamment par un statut de protection stricte. C’est le motif de l’enquête menée à Seyne-les-Alpes, dès juillet et août. Les deux questions majeures ont porté sur les signes de changement de comportement des loups envers les humains et sur les risques nouveaux ou croissants de la prédation des loups sur les élevages bovins. L’enquête s’est adressée à toute personne habituée des lieux — éleveur, chasseur, randonneur ou intervenant du secteur — pouvant apporter un témoignage personnel de rencontres avec des loups. Vingt-deux entretiens approfondis ont été réalisés, enregistrés puis retranscrits.
Le bassin de Seyne est inséré dans des montagnes boisées et dépeuplées, mais dont les parties hautes constituent des alpages dégagés où montent l’été essentiellement des troupeaux ovins. C’est une vallée bocagère d’altitude, densément peuplée et occupée par l’élevage, principalement de bovins allaitants. Ce paysage de prairies verdoyantes en contrebas de forêts est particulier pour les Alpes du Sud, beaucoup moins à l’échelle européenne. L’enquête a été focalisée sur la lisière entre le bocage et le versant forestier de la montagne de La Blanche.

La présence des loups diffère selon les points de vue

À ce jour, dans un paysage qui offre des habitats favorables aux ongulés sauvages : chamois, chevreuils, mouflons et quelques cerfs, Seyne-les-Alpes n’est pas répertoriée comme une zone de présence permanente de loups (ZPP), ni « à surveiller » selon les services spécialisés de l’État. Pourtant, autour de la lisière étudiée, 14 témoins adultes, dont un lieutenant de louveterie et un technicien de la Fédération départementale des chasseurs, nous ont décrit en détail leurs observations de loups. Pour neuf d’entre eux, il s’agissait de groupes d’au moins trois loups adultes. Se sont ajoutés des signes tangibles de reproduction sur zone : louveteaux, tanière ou abri sous roche avec litière. Sur ces bases, et compte tenu de la distance aux ZPP déjà répertoriées, l’enquête propose l’hypothèse d’une meute non encore identifiée et dont le territoire couvrirait la zone étudiée.
Cette hypothèse concorde avec l’avis des chasseurs enquêtés. Leurs constats, argumentés, sont unanimes : depuis 3 à 4 ans, chamois et chevreuils ont nettement changé de comportement et se sont raréfiés ; c’est plus brutal encore pour les mouflons. Leur mise en cause du loup, mal reçue officiellement, peut étayer des soucis pour l’attractivité de la chasse, notamment auprès des jeunes.

Quand les vaches s’affolent et deviennent ingérables

Le comportement devenu très méfiant des ongulés sauvages ainsi que leur apparente raréfaction pourraient expliquer un report de prédation sur les bovins. Il ne s’agit plus seulement de jeunes veaux qui manquent à l’appel, mais aussi d’attaques sur des animaux plus âgés, en alpage comme sur les prés en vallée. De plus, les éleveurs constatent un changement de comportement nouveau et très préoccupant chez leurs bovins. Les chiens ne sont pas en cause : les bovins, très habitués à les voir, leur sont indifférents. Si nécessaire, les vaches suitées les éloignent. Mais depuis quelques années, suite aux attaques avérées ou suspectées de loups, vaches, génisses ou taureaux se montrent très inquiets, voire paniqués. Certains groupes ont fui à plusieurs kilomètres après avoir brisé clôtures et barrières. Certains animaux devenus dangereux pour leur éleveur, ou tout au moins ingérables, ont dû être réformés. De tels comportements excèdent évidemment les capacités de vigilance et d’intervention des éleveurs.

Rencontres avec les loups

Autre phénomène nouveau sur Seyne : les rencontres inopinées des humains avec des groupes de loups, et parfois de près. Pour les chasseurs, c’est en montagne, mais parfois aussi en lisière des prés et à proximité d’habitations. Un chasseur à l’arc s’est fait aborder par deux canidés sub-adultes. La présence d’un adulte, massif, peu craintif et de couleur uniformément noire, est également signalée par plusieurs témoignages, dont deux promeneurs qui l’ont vu de près. Pour le maire de Seyne, l’afflux de témoignages devient banal et manifeste l’émergence d’un risque, serait-il accidentel, avec les loups en circulation sur sa commune.

Des loups devenus menaçants

Cette émergence d’un risque est corroborée par « l’affaire des fils Ferrand ». Leurs témoignages, au terme de l’analyse réalisée, apparaissent à la fois sincères, crédibles et cohérents. L’enquête approfondie auprès de l’adolescent de 16 ans ayant déclaré s’être fait attaquer par des loups, a entendu son frère de 20 ans également protagoniste de l’évènement, ainsi que leur père. Une description cartographique et minutée de l’événement, ainsi que la chronique des faits antérieurs survenus sur le même lieu, permettent de comprendre les réactions des deux frères. Cette nuit-là, il s’agissait de la 9ème rencontre en un mois avec ces loups : après 3 attaques diurnes visant des veaux que l’éleveur et ses fils avaient interrompues, après la prédation d’un veau authentifiée par l’ONCFS et suivie de l’autorisation préfectorale de tirs de défense, l’administration avait organisé 4 jours consécutifs d’affût sur ce pré, période durant laquelle les loups ne se sont pas montré ; or c’est dans la nuit du 5e au 6e jour que l’adolescent, monté dans le pré avec son frère en raison des beuglements de leurs vaches, s’est trouvé menacé.

Et demain ?

L’ensemble des résultats d’enquête fait sens à partir du moment où l’on ne considère pas « l’affaire des fils Ferrand » comme un fait isolé de son contexte. Il y a eu un processus assez long et interactif de modification des comportements de plusieurs catégories d’êtres interagissant de part et d’autre de la lisière, loups, ongulés, bétail, humains, jusqu’à une approche menaçante d’un humain vulnérable par des loups de nuit. Ces évolutions ont des conséquences sur le territoire : une baisse d’attractivité cynégétique et récréative, si ce n’est déjà un risque en matière de sécurité civile ; une atteinte à la viabilité des élevages de bovins conduits à l’herbe, dont il est attendu aussi qu’ils contribuent à la gestion des paysages et de leurs aménités.

VIDÉO DE LA CONFÉRENCE 


TÉLÉCHARGER LE RAPPORT COMPLET

Garde L., Meuret M., 2017. Quand les loups franchissent la lisière : expériences d’éleveurs, chasseurs et autres résidents de Seyne-les-Alpes confrontés aux loups. Rapport d’enquête. CERPAM Manosque & INRA UMR Selmet Montpellier : 116 pages.   >>> (PDF)
Voir aussi le diaporama présenté lors de la restitution de l'enquête qui s'est tenue le 27 janvier 2017 :
> Quand les loups franchissent la lisière : Expériences d’éleveurs, chasseurs et autres résidents de Seyne-les-Alpes confrontés aux loups
Laurent Garde (Cerpam) et Michel Meuret (INRA)
Conférence/Restitution d'enquête, 27 janvier 2017, Manosque
Diaporame   (43 diapositives)

COADAPHT, UN RÉSEAU SUR LA CO-ADAPTATION ENTRE PRÉDATEURS ET HUMAINS DANS LEURS TERRITOIRES

Montagne rouge. © Inra, M. Meuret
© Inra, M. Meuret
COADAPHT est un réseau de chercheurs intéressés par les processus de coadaptation des prédateurs et des humains dans leurs territoires. Par co-adaptation, sont entendus les divers processus d’adaptation des humains et plus particulièrement de leurs activités d’élevage face aux prédateurs (loups, lynx, ours, etc.), mais aussi ceux des prédateurs face aux humains et à leurs activités (élevage, chasse, tourisme, foresterie, etc.).

Ayant d’abord pour objectif de faciliter les échanges et la synthèse des connaissances scientifiques, en France mais aussi à l’international, le réseau développe un programme d’actions de recherche pluridisciplinaires, avec contribution de ses partenaires internationaux. La priorité est donnée à l’investigation des connaissances, savoirs et savoir-faire des acteurs de terrain.
Lire le dossier consacré aux travaux du réseau Coadapht   >>>