BIENVENUE

Bonjour, bienvenue aux personnes sensées, soucieuses de comprendre ce phénomène de société: "le culte du tout sauvage". Culte qui nous conduit vers une société dans laquelle tout est planifié pour servir des lobbys dont le but est la stérilisation de nos vies par, entre autre, la perte de savoir faire ancestraux et sages, afin d'avoir la main mise sur l'indépendance des peuples.(ouragan)
Les véritables créateurs des parcs nationaux du monde ne sont pas les idéologues et les
évangélistes du mouvement écologiste, mais les peuples indigènes qui ont façonné leurs paysages
grâce à un savoir et une vision emmagasinés à travers d'innombrables générations. (Stephen Corry)
Le courage c'est de chercher la vérité et de la dire ; ce n'est pas de subir la loi du mensonge triomphant aux services d'intérêts obscurs. (Ouragan d’après Jean Jaures)

Mes articles sont régulièrement mis a jour, soit par l'actualité les concernant, soit pour en rectifier des erreurs (que vous pouvez me signaler). Ils évolueront donc dans le temps, jusqu'au jour ou une solution pérenne, pour la sauvegarde des ruraux qui vivent de et en accord avec la nature, soit adoptée par nos gouvernements.

OUTIL BARRE DE RECHERCHE CI DESSOUS. Entrez un titre, une phrase, un mot et lancer la recherche

Rechercher dans ce blog

dimanche 17 septembre 2017

EUROPE ÉCOLOGIE LES VERTS ou LA FACE CACHÉE DES DÉFENSEURS DE LA NATURE

L'incroyable Croisade pour la désinformation du parti politique EELV ici : « Pour Europe Écologie Les Verts, le loup est un bouc émissaire et une manière pour le monde de l’élevage d’exprimer sa détresse. »
Mais ce qui compte, est ce l'avis des politiques ou l'avis des éleveurs concernés ? Le monde de l’élevage est il aussi incapable de jugement que l'affirme EELV ? Sommes nous abrutis au point de ne pas savoir faire la différence?

« ...les grands prédateurs comme le loup ont un rôle prépondérant...»
Ce n'est pourtant plus l'avis des 2 scientifiques grands promoteurs du loup dans le monde, Luiggi Boitani pour l’Europe et David Mech pour les USA :
A propos du loup taxé d’«espèce parapluie», de «clé de voûte de la biodiversité»,  d’«indicateur de la qualité ou de l’intégrité d’un habitat» et autres idées reçues qu’ils ont inspirées eux-mêmes, les auteurs, constatent ceci : «Les loups ne méritent pas de tels labels. Si ceux-ci ont été de formidables moyens pour déclencher les émotions, obtenir et réunir rapidement des soutiens au rétablissement des loups, il nous faut prendre conscience que ce furent là des raccourcis pour vendre un produit, plutôt que de bonnes bases scientifiques.» et d'ajouter : «Le loup devra être contrôlé partout où il revient. Dans la plupart des cas, le contrôle direct par destruction est habituellement l’unique voie possible.»  Behavior, Ecology and Conservation, publié en 2005
De plus si le rôle du loup dans de vastes étendues sauvages peut etre important, il en va tout autrement dans les zones d'élevage de pays à forte densité humaine.
Voyons ce que disent aussi Nicolas Lescureux, Docteur en Ethnoécologie du CNRS et John D.C. Linnell, Scientifique favorable aux loups de l'Institut Norvégien pour la Nature: "Dans la mesure où la plupart des études étaient réalisées en Alaska ou dans des zones très peu peuplées, ces animaux ont été associés à la nature sauvage. Des interprétations abusives de résultats scientifiques ont conduit à une propagation de demi-vérités sur le rôle d’espèce ‘clef de voûte’ du loup, et sur ses capacités à s’autoréguler.."


« ...D’une part en régulant les populations d’élevage (bêtes malades, blessées ou affaiblies), ce qui a une rôle sanitaire important. »
Encore une fois EELV tente de donner une image méprisante de la profession en faisant croire à l'incapacité des éleveurs à gérer leurs troupeaux. Le loup s'attaque principalement aux jeunes en pleine santé et souvent aux reproducteurs qui sont isolés dans des parcs en attendant le rut, les femelles en fin de gestations payent un lourd tribu. Les animaux malades ou blessés étant le plus souvent confiné en bergerie. En recevant des soins appropriés, le loup n'a aucun rôle à jouer pour leur rétablissement. Ceci est aussi valable pour la faune sauvage comme l'explique M. Benoît Lequette, chef du service scientifique du parc national du Mercantour : « le nombre de mouflons a fortement baissé,[....], nous avons constaté certaines années une absence quasi totale de survie des jeunes »


« D’autre part, en prévenant les regroupements trop importants d’herbivores sauvages. Ces derniers, s’ils ne sont pas régulés par des prédateurs, provoquent un déséquilibre des systèmes forestiers, en empêchant les jeunes arbres de se développer. »
Mais pourquoi ne pas dire que dans les années 85 de nombreux lâcher d'ongulés sauvages ont permis à l'ONF gestionnaire de ces forets, de pouvoir quadrupler la location aux sociétés de chasses ? Pourquoi ne pas dire que les prélèvements accordés aux chasseurs sont insuffisants pour réguler ces cervidés? Parce que les apprentis sorciers se sont imaginés que les loups feraient le travail? Pourquoi toujours inventer pour les loups un rôle à jouer, puisqu'ils ne sont en fait que des animaux comme les autres. Opportunistes, profitant de l'hyper protection dont ils jouissent, ils préfèrent s'attaquer dans les zones d'élevage aux animaux domestiques plus nombreux et difficilement protégeables:  «La société dans son ensemble gagnerait à utiliser davantage, à mieux connaître les données scientifiques relevant du loup, lequel plus que toutes autres espèces est idéalisé, mal compris. Pour le dire crûment, de plus en plus de gens aiment le loup, mais de moins en moins comprennent et mesurent son contexte écologique. » nous disent David Mechy et Luiggi boitani, en parlant des défenseurs du loup à n'importe quel prix..
Il faut beaucoup d'audace et d'irresponsabilité pour transposer les études sur le comportement du loup dans de vastes étendues sauvage vers les régions d'élevages de pays à fortes densité humaine. À moins que le but recherché soit la désinformation au service de l'idéologie?

« D’un point de vue économique, le loup est aussi un atout pour le tourisme… »
En France le pastoralisme reste l'un des principal moteur du tourisme rural comme le prouvent les brochures des offices de tourisme. Mais chut !  Alors si faire croire que la population va se déplacer en masse pour voir et déranger les loups en piétinant les territoires que nous avons préservé ne vous pose aucun problème, pour nous autres, véritables acteurs défenseurs de la nature, cela est inacceptable.
 Loup et tourisme : LOUP, LA FACE CACHÉE DES PRÉDATEURS

 « Aux États-Unis, le tourisme lié à la présence du loup est évalué à 20 millions de dollars dans le Parc national de Yellowstone. »
ÉTONNANTE CONCLUSION qui a elle seule dévoile la véritable face cachée des écologistes fondamentalistes du tout sauvage. En effet, dans le parc de Yellowstone nous n’y trouvons ni ville ni village ni activité rurale, comme ils s'en trouvent dans nos montagnes et parcs français. Le loup a été réintroduit pour, entre autre, diminuer la faune sauvage en pleine expansion, puisque les indiens natifs du pays, chassés de leur terres, ne faisaient plus office de régulateurs. Aux États-Unis, il a fallu dix ans de discussions  avant  d'opérer la réintroduction  du Loup  dans  1e parc de Yellowstone en 1995. Soyez en sur, les visiteurs du parc ne venaient donc pas pour les loups avant 1995 et ne viennent pas plus aujourd’hui uniquement pour les loups !
Voici une version différente expliquant l'affluence des touristes à Yellowsrone « Les touristes viennent admirer les geysers, les fumerolles, les sources d'eau chaude, le grand canyon, les forêts et les espaces sauvages, ainsi qu'un grand lac. Ils pratiquent le kayak, la randonnée, la pêche. Ils peuvent également observer les grands mammifères comme les bisons (surtout en hiver et au printemps), les élans, les wapitis et les mouflons. Il y a également des pumas, des loups et des coyotes, mais leur observation est plus rare. »
 À mille lieux donc de la propagande EELV.  A la lecture de ces affirmations, la solution finale se dévoile en filigrane : Délocaliser les ruraux qui ont été les seuls à avoir su conserver leurs terres intactes pour créer des parcs dédiés au tourisme au mépris de la vie sociale qui s’épanouit dans nos campagnes ? Pour EELV et autres ensauvageurs, la justification se chiffre en Dollars.  LOUP, LA FACE CACHÉE DES PRÉDATEURS


« ... il n’en reste pas moins que les conséquences des attaques de loup sont numériquement très faibles. »
2016 - 2735 attaques reconnues pour 300 loups. Soit plus de 7 attaques par jours. il est évident que pour ceux qui ne subiront jamais l'ombre d'une contrainte liée à la prédation "c'est numériquement très faible"
Pourquoi ne pas parler des conséquences dramatiques liées à ces attaques ? Avortements, perte de rendement, refus des chaleurs, stress permanents des animaux et des bergers, perte de lactation, pertes des acquis génétiques, risques sanitaires… Mais aussi : abandon des terres engendrant des risques accrus d'incendie et d'avalanche, sans parler de la perte de biodiversité lié à la fermeture des milieux : « Le pastoralisme est vital pour conserver les grandes zones d’habitat naturel et semi naturel. Ce faisant l’abandon du pastoralisme constitue une menace pour la biodiversité. » cf http://www.iucn.org/fr/wisp/portail_des_eleveurs_/diversite_biologique_/


« Pour les écologistes, le loup n’est pas un problème. »
Ça on s'en serait douté, car à part proposer d’invraisemblables solutions et du travail supplémentaire pour les bergers, aucun écologiste ne lèvera le petit doigt pour faire en sorte que la coexistence soit possible. Pire, le loup est un faire valoir rédempteur pour ceux qui culpabilisent de vivre de et avec les méfaits de notre société tout en se targuant d’Être les évangéliste de la protection de la nature, pourvu que ce soit les ruraux qui payent l’addition. Et quand on voit l'ignorance (ou la mauvaise foi?) avec laquelle les écologistes traitent le sujet, la fracture sociale n'est pas prête de se refermer.

« ...si le loup constitue un ennemi pratique, la réalité est tout autre : les attaques de loups (quelques milliers d’animaux tués) représentent un goutte d’eau pour un cheptel français de neuf millions de têtes (soit moins de 0,1% des effectifs tués par le loup). »
ENCORE ET TOUJOURS LA PROPAGANDE MENSONGÈRE : S'il fallait encore une preuve du manque de déontologie d'EELV dans cette publication, il suffit de se rendre à l'évidence.
  • Officiellement le cheptel français avoisine les 7 millions d'animaux. Il était de 9 millions en 2000 lorsque le loup a commencé à faire parler de lui.
  • Comparer le chiffre de la prédation en 2016 (9788) dans une trentaine de départements ou sévissent les loups avec la totalité du cheptel Français en 2000,  même un élève de 6eme n'aurait pas osé.
Mais désinformation et propagande ne s’embarrasse avec Éthique. 

« Surtout, les maladies, les chiens errants, les décrochements ou la foudre tuent bien plus que le loup : environ 400 000 bêtes meurent ainsi chaque année. »
ET ÇA CONTINUE :
  •  Même si ce chiffre est inférieur à ce que les extrémistes comme Pierre Rigaux annonce dans ses conférences (800 000), 
  • même si le chiffre est inférieur à ceux extravagants des associations les plus virulentes (600 000, 500 000...) 
  • il est encore loin des chiffres publiés conjointement par l'INRA et l'AFSSA* dans leurs études démographiques, sanitaires et économiques (200 000).
  • Et surtout EELV compare encore une fois son nombre de morts dans toute la France avec la prédation dans quelques départements afin d'en minimiser l'impact.
Cette spécialité idéologique a déjà été expérimentée pour l'ours dans les Pyrénées par EELV en 2013. Le groupuscule politique comparait la prédation par les ours occupant un infime territoire (200 victimes) avec la totalité des ovins (700 000) dans tout le massif. Une stratégie bien rodée destinée à masquer la réalité.

Quand aux chiens errant (terminologie désignant les chiens ensauvagés qui n'ont pas de propriétaires) ils sont officiellement absent du territoire Français. cf ONCFS.

« Les chiens responsables de ces attaques sont le plus souvent des animaux de compagnie, mais qui font une fugue, car il n’existe probablement pas de chiens errants vivant totalement libres en France. » CF Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères. Préface de L. Boitani
Un troupeau a un risque d'attaque une fois tous les 5 ans par des chiens divaguant. Ces chiens sont identifiés dans 89 % des cas. Cf étude faisant référence pour les ministères de l’environnement et de l'agriculture et l'ONCFS, faite par UR-EPR (soutenue par l'INRA) Enita Clermont, SUAMME Alès, CRA Franche-Comté, CERPAM Manosque


« ...il existe des solutions pour prévenir et réduire les attaques sur les troupeaux : clôtures électriques pour regroupement des troupeaux, chiens de protection, présence d’un berger… »
Mais pourquoi ne pas tenir compte de la réalité ? Déclaration de l'ONCFS : "..le troupeau de Cipières dans les Alpes-Maritimes, déjà attaqué 40 fois depuis le début de l’année 2017. Il a été fait appel à la brigade nationale loup en complément des mesures de protection mises en place par l’éleveur : chiens de protection présents lors de l’attaque, gardiennage renforcé, parc de regroupement nocturne."
"Les troupeaux ne sont plus attaqués uniquement en période d’estive. La proportion d’attaques au printemps et en automne, voire même en hiver est en constante augmentation. Ces dernières années, des constats ont été réalisés onze mois sur douze que ce soit sur des troupeaux gérés collectivement ou individuellement. Les attaques se produisent de jour comme de nuit. La proportion d’attaques en pleine journée ne cesse de croître. Des attaques qui se produisent malgré la présence de bergers et de chiens de protection." cf DDT 26, ONCFS, DREAL Rhone Alpe.
Pourquoi cacher la réalité de l'inefficacité des mesures de protection?



« En Savoie, en 2004, 72 % des brebis dont la mort était attribuée au loup étaient issues de troupeaux non protégés, 4 % seulement étaient issues de troupeaux correctement protégés (étude menée par la Direction départementale de l’Agriculture et de la Forêt). »
SHAME ON YOU EELV : Le 2 juillet 2005, sur l’alpage de Margeriaz situé dans le massif des Bauges (Savoie), Denis Dupérier, éleveur de chèvres et alpagiste à Jarsy, abat un loup dans un territoire ou le loup n'est pas présent officiellement. Il sera d'ailleurs relaxé pour cela. En 2004 en Savoie les premières Zones de Présence Permanente du loup sont officialisées. Les mesures de protections qui n'ont toujours pas fait leurs preuves aujourd'hui, en étaient à leurs balbutiements. Pourquoi prendre comme exemple ce qui se passait il y a 13 ans et occulter ce qui se passe aujourd'hui ? Pourquoi ? S'agirait il de promouvoir la désinformation par la propagande idéologique?


« Nous devons apprendre à cohabiter avec le vivant, faute de quoi nous avons aucune chance d’enrayer l’érosion de la biodiversité sur laquelle reposent pourtant 40% des échanges économiques mondiaux. La biodiversité est une chance : ne nous trompons pas de combat ! »
Extrait du Programme des Nations Unies pour l'Environnement : « le pastoralisme - la production extensive de bétail dans les pâturages - offre d'énormes avantages à l'humanité et devrait être considéré comme un élément majeur de la transition mondiale vers une économie verte »/…./
 « le pastoralisme durable dans les écosystèmes de grands pâturages libres / …/  préserve la fertilité des terres et le carbone présent dans sol, et contribue à la régulation de l'eau et à la conservation de la biodiversité. Les autres avantages qu'il présente se trouvent sous la forme de produits alimentaires de grande valeur. »
« Est important, l'autonomisation des éleveurs à travers le partage des connaissances et le respect de leur consentement préalable, libre et éclairé. » publié le 9/03/2015
Alors EELV non seulement vous vous trompez de combat, mais en plus de dépréciez votre image aux yeux de vos militants, de la population à qui s'adresse votre message, vous méprisez les éleveurs et des bergers en niant toute réalité et en détournant les chiffres et les données à des fins idéologiques. Ce sont pourtant eux et eux seuls qui sont confrontés à la prédation et dont les revendications ne sont jamais entendues.

 En regardant votre photo de propagande destinée à recueillir des voix dans le grand Est pour les élections Européenne de 2014, on s’aperçoit que votre démagogie au service de l'idéologie est une caractéristique flagrante de votre mouvement. (démagogie = politique qui consiste à exploiter les passions pou obtenir le pouvoir)



Image choquante. Vision méprisante pour le loup, pour la faune sauvage et pour le public à qui s'adresse le message : « Notre avenir, notre biodiversité, notre Europe »
LOUP, LA TURPITUDE D'EUROPE ECOLOGIE LES VERTS

Les électeurs s'en souviendront face aux urnes.







POSTFACE : OUI le loup menace la branche ovine qui a su tirer son épingle du jeu.

"Les causes de la crise de l’élevage sont ailleurs : la concurrence internationale est l’une des principales causes qui met en péril le pastoralisme traditionnel." Donc ne faisons rien et favorisons le retour des loups dans nos zones d'élevages traditionnelle pour en finir?


"Une concurrence qui pourrait être aggravée par le traité de libre-échange UE – Canada, le CETA, que le gouvernement s’apprête à faire appliquer en France."
Bonne affaire, au lieu de demander à la population d'être solidaire avec le pastoralisme pour lutter contre cette folie, on lui explique que c'est une aubaine pour sacrifier nos bergers sur l'autel du loup.

A savoir : la France exporte pour plus de 77 millions d'euros (viande et vif) principalement vers l'Italie et l’Espagne (Cf Instiutut de l'Élevage) ou le loup à fortement fait chuter l'élevage.                    "L’agneau de Sisteron se porte bien. L’heure est donc à la réflexion pour les coopératives qui devront trouver des solutions pour remonter l’offre d’agneaux, ce qui revient à trouver de nouveaux éleveurs." cf coop Sisteron
 Idem en Lozère pour la fromagerie le Fédou, mais également pour l'IGP agneau de Lozère ELOVEL qui subit 25% à 30% de pertes de production, au même titre que l'ensemble des agneaux labellisés ou des productions fromagères dans les régions impactées par le loup. 
Le loup est désormais en Aveyron et impacte les producteurs du Roquefort; fleuron des produits à "haute valeur ajoutée" dans l'image de la France! Il menace les A.O.C. dont le cahier des charges exige une obligation de pâturage, comme en Italie et en Espagne
Les exploitations les plus vulnérables sont les petites structures en polycultures et élevage en vente directe avec des petits troupeaux (100 unités). Ces fermes, les plus exigeantes mais les plus rentables sont condamnées car elles n'ont pas les moyens physiques et financiers pour se protéger et ne sont souvent pas éligibles aux aides. De plus en cas de lourdes pertes la clientèle se détourne pour manque d'approvisionnement.

UN EXEMPLE DES CONSÉQUENCES ÉCONOMIQUES SOCIALES ET ENVIRONNEMENTALES DU LOUP EN ITALIE
                                 

* AFSSA = Association Française pour la Sécurité Sanitaire et Alimentaire. 



samedi 16 septembre 2017

LOUP, L'EUROPE S'EST EMBRASÉE LE 15 SEPTEMBRE.


En cette nuit du 15 septembre, à l'appel de l'Union pour la Sauvegarde des Activités Rurales et Pastorales et pour exprimer le désarroi des éleveurs et bergers face aux prédateurs, des feux de solidarités ont eu lieu simultanément en Europe.

Sur la commune de Les Prés, les préparatifs ont accaparés une grande partie de la journée. Éleveurs, bergers, élus, voisins, touristes…. Nombreux sont ceux qui se sont mobilisés.



Tout un symbole :  Le tas de branches, issus de l'entretien des bordures et chemins pour le plaisir des amoureux de "nos paysages et de leur quiétude", est établi dans un champ ou le troupeau a subit plusieurs attaques en plein jour.



Ces feux sont les signaux de détresse des acteurs ruraux face à la prédation mais aussi face à l'aveuglement des écologistes qui leur imposent de retourner vivre comme au moyen age :
  • Présence humaine 24h/24
  • Chiens de combat devenant ingérable après quelques affrontements avec le Canis Lupus
  • Clôtures de plus en plus sophistiquées et de plus en plus inefficace face à l'adaptabilité des loups
  • Travail supplémentaire non reconnu socialement et financièrement (le loup dans les alpages implique 7 heures de travail supplémentaires par jour, y compris le week-end et jours férié, selon une étude faite par le CERPAM et L’Institut de l'Élevage)
  • Vie familiale et sociale quasi inexistante

« Le constat de la cohabitation impossible entre loups et pastoralisme n’est pas issu d’une idéologie « anti-loup ». Il ne s’appuie pas sur une défense corporatiste mais repose sur l’expérience de paysans bienveillants envers la biodiversité. Cette position est issue de la pratique de paysannes et paysans qui ont, pour certains, passé plus de vingt ans à essayer de « s’adapter », en vain. » Cf Confédération Paysanne

Vous trouverez ici une carte interactive de l’Europe ou se sont allumé les feux de l'espoir

La Drôme dans le peloton  tête de la mobilisation:
Les Prés 26310
St Dizier en Diois 26310
Aucelon 26340
Lus la croix haute 26620
Leoncel 26190

Bouvante 26190 (2 feux)

Pour commenter cet article c'est ici

jeudi 14 septembre 2017

UN GRAND BERGER NOUS A QUITTÉ.

Philippe Lemoine,
Yeti 05, nous à quitté aujourd’hui victime d'un accident de voiture.... Ces derniers temps, il vivait très mal cette pression constante exercée par le retour des prédateurs et la vindicte des écologistes qui n'hésitaient pas à le fustiger.

Le monde de l’élevage et la profession des bergers perdent un homme qui a toujours lutté pour la préservation du pastoralisme dans nos montagnes.
Nous perdons un berger au sens noble du terme. Un berger qui a toujours fait l’unanimité de ses patrons et j'en suis sûr, s'ils pouvaient parler, des animaux dont il avait la charge.

photo Philippe Lemoine


  Que ce soit ses brebis, ses chiens, son pitre d'âne ou la faune sauvage qu'il côtoyait avec respect et dont il nous envoyait régulièrement des images, car prendre des photos était son passe temps préféré... ; ou qu'il fut, il avait toujours une pensée pour ses amis à quatre pattes à partager avec nous.


photo Philippe Lemoine pendant la garde
Philippe s'est investi corps et âme dans la lutte pour rétablir la vérité sur ce qui se passe réellement dans nos alpages.  Il va nous manquer. Dés aujourd'hui un immense vide va se faire sentir. La communication, qui est loin d’être le fer de lance de notre profession, se trouve amputée d'une de ses principales sources.

Jamais nous ne te remercierons assez pour tout ce que tu nous a apporté sans contrepartie et en toute simplicité. La raison d’être de ce blog, je te la dois. Je vais essayer de continuer, pour toi, pour ceux qui souffrent de cette situation... pour que vive en nous la mémoire d'un homme simple et au combien estimé.

Nombreux sont ceux qui se joignent à moi pour te rendre hommage.


video
Hommage en vidéo avec ses photos

Nous pensons aussi à ta famille, à ta mère et à ton frère en Bretagne dont tu nous parlais souvent.


Ceux qui veulent lui rendre hommage par un petit mot peuvent le faire en cliquant ici

samedi 9 septembre 2017

LE LOUP ET LA CHÈVRE

Cet essai d'analyse a pour but de démontrer que les idées reçues ne reflètent pas toujours la réalité


2016 : Il y a en France environ:
  • 1 250 000 caprins (dont 856 000 chèvres adultes) chiffre auquel on peut raisonnablement soustraire 250 000 animaux en élevages hors sol et chevreaux viande non mis à l'herbe. Soit 1 000 000 exposés à la prédation pour 453 victimes, soit 0,045 % de prédation 
  • 1 100 000 ovins lait + 6 000 000 ovins viande adultes auxquels on peut raisonnablement ajouter en permanence 1 600 000 agneaux exposés à la prédation (6 100 000 agneaux produits), soit un total cohérent de 8 700 000 ovins exposés à la prédation pour 9269 victimes, soit 0,11 % de prédation 
Source institut de l’élevage, agreste, ONCFS, DDT et DREAL R.A.

En pourcentages absolus, les chèvres subissent moitié moins de prédation que les brebis. Mais elle représentent 8,7 fois moins de la population exposée au risque.

Sans aller jusqu’à dire que proportionnellement, à population égale, elles subiraient 2 fois plus d'attaques, ce qui les mettraient pratiquement à égalité (0,045*2=0,09%), il reste à démontrer que l’élevage caprin est aujourd'hui devenu plus vulnérable. D'une part avec la mise en place des mesures de protection pour les ovins et d'autre part avec l’évolution des prédateurs face à ces mesures de protection.
Bien sur, pour que l'analyse soit légitime, il faudrait connaître le nombre d’ovins et le nombre de caprins uniquement dans les départements ou sévit le loup, ce qui ferait grimper les pourcentages et exprimerait une plus juste valeur. Mais il y a de fortes chance pour que l'écart entre ces pourcentages reste identique et que le différentiel de population reste globalement le même malgré des variations à la hausse ou à la baisse selon les départements.

Il serait aussi intéressant de connaître le taux de prédation sur les brebis laitières soumises au même régime que les caprins laitier pour parfaire l'analyse. Aucune donnée n'est disponible dans ce sens. Mais lorsque l'on voit le nombre de victimes en Aveyron sur des élevages dédiés très majoritairement au roquefort, on est forcé d'admettre l'évidence. (40 attaques du 01/01 au 31/07 2017 pour un seul loup officiellement présent)

Il est donc, à mon avis, faux de dire que les chèvres laitières courent moins de risques que les ovins viande parce qu'elles ont un mode d'élevage différent.
Elles sont surtout moins attaquées car elles sont 8,7 fois moins nombreuses que les ovins.

La différence qui pouvait résulter du mode d'élevage s'estompe aujourd'hui car une très grande majorité d'ovins viande dorment la nuit dans des parcs sécurisés.






Conséquence directe, le loup s'adapte et les attaques de jour sont désormais plus nombreuses que les attaques de nuit, ce qui repousse toujours plus loin la possibilité de coexistence.





















Les attaques sur troupeaux protégés sont très supérieures aux attaques sur troupeaux non protégés car ces derniers sont moins nombreux.

















Dans le Paneda Geres quand l'élevage caprin était le plus important, on peut voir que le pourcentage d'attaques sur les chèvres était le plus élevé.

En 2012 la diminution des dommages sur caprins/ovins s'explique : En effet, sur tout l’arc Nord-Portugal, Galice, Asturies, Cantabrie, très impacté par le loup, les éleveurs ont modifié la proportion gros et petit bétail de leur cheptel justement à cause de l’impact des loups sur chèvres et brebis.

Les loups s'adaptent en fonction du nombre d’individus de la meute, du chevauchement des habitats respectifs proie/prédateur, de l’abondance et l’accessibilité des proies, de la probabilité de rencontres avec la proie, de la densité ou la biomasse relative d’une proie potentielle, de la probabilité de succès de la chasse, du risque de blessure, de la profitabilité de la proie, des conditions environnementales...et c'est pour cela qu'ils sont imprévisibles.

POSTFACE : l'avis du technicien : Concernant chèvres et brebis, nous observons d’abord que dans les troupeaux mixtes, les chèvres sont à proportion beaucoup plus touchées, de par leur comportement : plus exploratrices, moins grégaires, souvent à l’écart vers buissons et arbres.
Les troupeaux chèvres ne sont pas exposés la nuit pendant toute la saison de traite. Le jour, il n’y a pas moins de facteur de risque si elles sortent au pâturage. mais les systèmes pâturants sont très contrastés : soit tout herbe, cela est relativement quand même plus protégeable. Soit tous parcours ligneux, là les troupeaux sont extrêmement exposés ; ces derniers systèmes dans les parties les plus méditerranéennes de Provence et Languedoc où le loup est en train d’arriver, donc la catastrophe est à venir. Et elle viendra.
Le vrai problème majeur pour tous les systèmes laitiers, brebis et chèvres, c’est que l’attaque est insupportable, tant l’animal a de valeur. Et que le stress de l’attaque du troupeau est économiquement insupportable, parce qu’il fait chuter la courbe laitière et que cela ne se rattrape pas.
Techniquement, je dis que les systèmes caprins sont généralement (pas tous) moins exposés au risque, mais bien plus sensibles aux conséquences du risque.  Laurent Garde, écologue, anthropologue et pastoraliste, Centre d'Étude et de Réalisation Pastorale des Alpes Méditerranéennes.

Pour écrire votre commentaire veuillez cliquer ici