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Bonjour, bienvenue aux personnes sensées, soucieuses de comprendre ce phénomène de société: "le culte du tout sauvage". Culte qui nous conduit vers une société dans laquelle tout est planifié pour servir des lobbys dont le but est la stérilisation de nos vies par, entre autre, la perte de savoir faire ancestraux et sages, afin d'avoir la main mise sur l'indépendance des peuples.(ouragan)
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Mes articles sont régulièrement mis a jour, soit par l'actualité les concernant, soit pour en rectifier des erreurs (que vous pouvez me signaler). Ils évolueront donc dans le temps, jusqu'au jour ou une solution pérenne, pour la sauvegarde des ruraux qui vivent de et en accord avec la nature, soit adoptée par nos gouvernements.

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mardi 3 janvier 2017

LOUP, EN ESPAGNE COMME AILLEURS...chapitre 1


Ce mois ci, nous allons vous expliquer comment se passe la cohabitation en Espagne à travers un certain nombre d'articles provenant des médias Espagnols et de traductions de publications officielles.

Pour commencer, il est intéressant de se reporter à l'article de Février 2016 : loup, en espagne en février tout va bien

 la mort d'un âne, utilisé en tant que protection contre le loup, dans un élevage de Sotalbo qui a déjà perdu 14 animaux dans ces raids. Cette région est concernée par de graves dommages aux élevages bovins .


    LUCAS DE LA CAL
22/12/2016 16:43

  • 10 vaches de José María ont été tuées. Luis perdu 100 chèvres. Le loup a pris 110 moutons à Tatiana. 
  • Animal protégé au sud du Duero, il ne peut être chassé. Seulement à Madrid, les attaques ont doublé. Dans toute l’Espagne, 4650 cette année. 

Chaque coin de la montagne de la Sierra Norte de Madrid a un nom. Comme les 150 vaches de José María : Gorrinillo, Bloods, Laulillo, Diegucha ... Étonnamment l'agriculteur se souvient de presque tous les surnoms. Il les récite fièrement. Mais il manque à son troupeau 10 veaux que le loup a mangés cette année. «Ils nous rendent la vie impossible," soupire-t-il.

A 500 mètres il y a les chèvres de Luis, petit-fils de bergers nomades, qui n’ont pas de nom. Il y en a 149 de la race blanche celtibérique. Elles devraient être le double. Le loup en a massacré 100. La dernière bouchée fut la semaine dernière à 11 heures du matin. «De loin, je l'ai vu sortir d'un buisson et attraper avec ses crocs une des chèvres», dit-il. "Le problème est que l'animal a trouvé beaucoup de nourriture avec le bétail et recommence. En outre, la pression humaine a envahi son espace et il a perdu la crainte de l'homme, pour cela il se rapproche de plus en plus des centres urbains." La preuve: les photos que Luis a sur son téléphone portable, de deux loups ibériques d'environ 50 kilos, 150 centimètres, les yeux jaunes et les oreilles triangulaires, qui rôdent dans les prairies où paissent ses chèvres.

De la petite ville de Madrid, Prádena del Rincón, où José María et Luis vivent, à la maison de Tatiana à Muxia (La Corogne), il y a 670 kilomètres et beaucoup de loups. L'un d'eux est entré dans le hangar de sa maison dans les premières heures du samedi 19 Novembre et a traîné par le cou Sindi, un chien pomeranien de quatre ans.

Quelques jours avant les proies furent 11 moutons de la voisine qui paissaient dans une prairie et un berger allemand. «J'ai ouvert la porte pour laisser sortir le chien pour faire ses besoins. Tout à coup, derrière la voiture, le loup a sauté en avant. Il était à 30 centimètres de moi. Chaque jour quelqu'un subit une attaque. Nous avons très peur" raconte la galicienne Tatiana.


La question a été soulevée par Disney en 1993 dans Les Trois Petits Cochons : « Qui a peur du grand méchant loup?

La question posée dans la chanson adoucit l'image de prédateur pour les enfants. Puis il y a eu l'histoire qui a montré le berger comme un menteur. «Ces histoires ne nous rendent pas service. Maintenant, nous devons voir comment le loup tue nos animaux face à la passivité des autorités. Cela se traduira par l'effondrement des exploitations dont beaucoup de familles dépendent" proteste Luis l’éleveur. La réalité est que ce carnivore est en train de faire beaucoup de tort à leur guilde. C’est pourquoi nous faisons ce voyage dans l’Espagne du grand méchant loup, la péninsule ibérique, à travers les 4649 attaques enregistrées cette année dans huit régions autonomes. C’est la somme de toutes les données, que gèrent à ce jour tous les ministères de l'environnement dans le pays, avec la plus grande population de loups en l'Europe occidentale (30%), 297 meutes avec environ 2.500 spécimens. Et qui ne cessent de croître. Plus précisément, 20% de plus qu'en 2007.*


Juan Carlos Blanco, un des experts du loup qui a participé au dernier recensement du ministère de l'Environnement (2014) , est Docteur en biologie et membre de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Selon lui, le maximum est habituellement de 10 spécimens par meute. "Les loups ont été poursuivis avec l'intention de les exterminer jusque dans les années 70. Lorsque la loi a été modifiée et l’a partiellement protégé, on ne le voyait plus comme de la vermine."  Puis est apparu l'idée de la protection de l'environnement, la sensibilisation à l'écologie, et Felix Rodriguez de la Fuente a convaincu le gouvernement de Franco qu’on ne pouvait pas exterminer l'animal. « Cette protection partielle lui a permis de récupérer et de se reproduire dans de nombreuses régions de la péninsule » explique Juan Carlos. «En se développant, les loups dans des zones où ils ont été absents pendant plus de 50 ans - comme à Madrid-, ont trouvé des bovins, ovins caprins... non protégés parce que les agriculteurs ne sont pas habitués à vivre avec l'animal», conclut le biologiste.


La communauté autonome qui en a le plus est Castille et León (179 meutes et 1000 attaques). Mais l’endroit où l’on trouve le plus de morsure de loups sur du bétail est dans les Asturies (37 meutes et 2126 attaques). Ils ont tué 20 moutons de Jose Antonio cette année en haut du village de Cudillero. La dernière attaque date de la semaine dernière, lorsqu'il les a sortit de l’écurie à 10 heures. Pendant le petit déjeuner, il entend un bruit et quand il sort de la maison, il voit un loup dévorant des moutons. Il était à quelques mètres de l'entrée du village. «Ce sont des loups isolés qui quittent leurs meutes dans les hautes terres et qui vont à proximité des maisons où ils trouvent facilement du bétail », explique Fernando Brown, président de l'Union des agriculteurs et des éleveurs des Asturies.


La Principauté a consacré cette année un demi-million d'euros (586 595 euros) en compensation. Mais tous les rapports d'attaques de loups ne sont pas réels. L'été dernier, la Garde civile a inculpé neuf éleveurs et 11 gardes forestiers pour avoir fraudé 200.000 euros en falsifiant des documents pour recueillir l'aide sur des attaques simulées.

D'autres, comme Jose Maria et Luis, les éleveurs de Prádena, dans la dite montagne pauvre de Madrid, se plaignent de leurs pertes réelles et du manque d'aide de la Communauté de Madrid, où les attaques de loups ont doublé dans la dernière année, à seulement 27 kilomètres du centre de la capitale: 210 attaques, laissant 350 chèvres, moutons et des vaches morts.

«Nous sommes désespérés parce que les subventions - le montant des indemnités est de 89,625 euros – n’arrivent pas. Et il y a des attaques presque chaque jour à tout moment quand nous sortons le troupeau à la montagne», explique Luis depuis son enclos. L'une de ses chèvres a une morsure de loup à l’arrière-train. Comme la vache nommée Asturiana de José María. Cet éleveur de 48 ans se promène dans la prairie pointant les points où il a vu le loup. Il fait penser à l’alimañero, une ancienne figure du siècle dernier, un symbole pour beaucoup de gens - surtout les asturiens- un homme du village qui était embauché pour chasser le loup qui décimait les troupeaux.


Aujourd'hui, les battues sont faites par des chasseurs professionnels autorisés par les communautés autonomes. "Il y en a eu 143 en Castille-et-Leon et 45 dans les Asturies. Ce sont les seules qui ont été rendues publiques et c’est une de nos plaintes", a déclaré Silvia Barquero, président de parti de défense animale PACMA. "La directive européenne reconnaît le loup comme un animal protégé, au sud du Duero ce n’est pas une espèce cynégétique et il ne peut pas être chassé, mais dans le reste des communautés autonomes ils le chassent sur des recensements présumés que nous croyons intentionnellement gonflés. Il doit y avoir des alternatives aux battues. Dans les zones rurales on a encore l'image du loup comme de la vermine et il n’est sont pas protégé comme il se doit. En outre, les chiffres que donnent les éleveurs touchés par les attaques et les ministères sont totalement différents ".

Les défenseurs du loup contestent. On vérifie en comparant les données officielles avec les plaintes des agriculteurs. Ils parlent de désastre et prédisent un avenir sombre pour leur activité avec le loup qui rôde autour de leurs troupeaux. Les administrations sont conscientes qu'il y a un vrai problème, mais toutes soulignent que les agriculteurs exagèrent. Exemple, en Catalogne. Le département de l’environnement du gouvernement régional n'a pas connaissance d'une attaque de loup (ils disent qu’il n’y a qu’un spécimen du loup la région des Ripollès). Mais certains agriculteurs confirment qu'ils ont été attaqués. Ils ne veulent pas partir parce que "'nous payons une bonne compensation pour les pertes." Qu'en est-il dans la réalité toutes ces attaques? Le débat se poursuivra en 2017. Cette année, comme le veuille ou non, a été le retour du grand méchant loup.


CASTILLE ET LEON. Communauté avec le plus de loups, environ 1.600 répartis dans 179 meutes. Par provinces: 6 à Avila, 17 à Burgos, 54 à Leo, 29 à Palencia, 3 à Salamanque, 10 à Segovia, 4 à Soria, 45 à Zamora et 11 à Valladolid. Des attaques ont lieu tous les jours. Surtout dans la Sierra de Gredos. Le dernier compte rendu officiel (2015) est de 1253. Cette année: 1000 attaques et 2.000 carcasses. Près de 900.000 euros de dommages, une déclaration de l'Union des petits agriculteurs (UPA). Depuis Juin, les agriculteurs reçoivent une compensation dans les 15 jours de la perte de l'animal.


CASTILLA LA MANCHA.
Dans la Sierra Norte de Guadalajara se concentrent les deux meutes de la communauté. L’environnement chiffre à 55 attaques dans la région: 27 moutons, 4 chèvres, 2 mixtes (ovins et caprins), 20 veaux et un chien. Le plus touché est la commune de Cogolludo (25 attaques). La municipalité a alloué 43.000 euros pour les pertes. Il a délivré 51 subventions. Onze plaintes ont été rejetées pour n’avoir aucune preuve d'attaques réelles.


MADRID. Les attaques dans la capitale ont doublé en un an pour atteindre le chiffre de 210 : 350 chèvres, moutons et vaches mortes. Et cela sur seulement une meute (neuf loups). Les personnes touchées se plaignent d’attendre toujours une indemnisation: 89,625 euros du ministère de l'Environnement, 50 EUR par brebis et 200 à 600 par vache.


ASTURIAS. 2126 attaques en 2016, selon les données officielles. 586 595 euros pour couvrir les pertes des 1.857 attaques. Les principales à Cudillero et Lena. 269 sont en attente de paiement (80 850 euros) et il y a 75 dossiers en attente que les agriculteurs prouvent que les décès sont dus au loup. On estime que 37 meutes vivent dans les Asturies.


GALICIA. Il y a 84 meutes. "Dans la première moitié de l'année 2016, nous avons reçu 177 avis d'attaques sur les animaux, et il y a eu 15 demandes d'aides», a déclaré la Direction générale de la conservation de la nature. Subventions: 400.000 euros. Les associations d'éleveurs parlent de 600 attaques et 1.200 carcasses.


PAYS BASQUE. Le loup est réapparu (une meute) dans les années 80, provenant de Burgos et Cantabrie. Leurs attaques ont augmenté au cours de cette décennie. Le dernier était à Kuartango (Álava): six moutons sont morts. Cette année, il a tué en Bizkaia (39 attaques et 27 carcasses) et Álava (40 attaques).


CANTABRIA. 12 meutes qui attaquent, 196.000 euros en compensation. Cette année, 457 attaques. Le plus frappant, en Octobre à Tudanca: 18 moutons ont été tués et quatre disparus. Frappant aussi les deux ans de prison à un agriculteur pour avoir placé des appâts empoisonnés. Mais ceux qui les ont mangés furent quatre vautours qui moururent.

LA RIOJA. Juste une meute de loups, selon le ministère de l'Environnement. Cependant, cette année ses 122 attaques ont tué 249 animaux (des bovins et principalement des moutons) dans le Haut Najerilla.

http://www.elmundo.es/cronica/2016/12/22/585443ace2704eda6e8b45be.html


Le billet d'Ouragan : On s'aperçoit donc que en Espagne les difficultés des éleveurs sont invivables.
 On constate aussi que tout est fait pour minimiser le nombre de loup et sa responsabilité dans les attaques par les défenseurs du canidé.
On constate encore que la aussi les chiffres ne peuvent être pris au sérieux : 179 meutes en Castille et Leon ont fait 1000 attaques alors q'une meute à la Rioja en fait 122 et 37 meutes dans les Asturies citées comme exemple de cohabitation sont responsable de 1857 attaques.  Du grand n'importe quoi, comme en France.
Mais surtout, on constate que ceux qui affirment haut et fort que en Espagne tout va bien, sont soit des cadres environnementalistes experts en manipulation comme le président de la LPO Drome ou le prédateur Rigaux, soit des militants ignorants et manipulés culpabilisants et en manque de reconnaissance prêt à tout pour exister.


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